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Charles Samuel et sa figurine en ivoire La Fortune

    Charles Samuel et sa figurine en ivoire La Fortune : C’est un sculpteur et médailleur belge né à Bruxelles le 29 décembre 1862. Il décède à Cannes le 31 janvier 1938.

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    Charles Samuel et la Fortune

    Bref aperçu biographique de Charles Samuel

    Après un apprentissage en orfèvrerie, Charles Samuel étudie la sculpture à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles sous la direction d’Eugène Simonis, Joseph Jaquet et Charles Van der Stappen. Il se spécialise en médaille chez Philippe Wolfers. À partir de 1883, il mène une carrière florissante. Il alterne œuvres en pierre, marbre, bronze et bois dur, et remporte plusieurs médailles dans les Expositions universelles. En 1905, il fait construire un atelier-maison à Ixelles, conçu par Ernest Van Humbeeck. Parmi ses réalisations majeures figurent Dans la soirée (1886), le Monument à Charles De Coster (1894) et Batetela défendant une femme contre un Arabe (1897).

    Contexte et genèse de La Fortune

    Commandée pour l’Exposition universelle d’Anvers de 1894 par Edmond van Eetvelde, secrétaire-général de l’État Indépendant du Congo. La Fortune illustre la volonté de promouvoir l’ivoire congolais auprès du public belge. L’artiste l’a sculptée d’un seul tenant dans une défense d’éléphant, geste idéal pour l’époque et source d’inspiration majeure pour plusieurs confrères. Présentée dans la Section coloniale, la statuette cohabitait avec une vingtaine d’autres œuvres en ivoire offertes aux artistes belges, toutes exposées sous la houlette de l’orfèvre Louis Wolfers. Sur le socle de marbre, l’inscription grecque τύχη la providence, renforce l’évocation de la mythologie antique et de la Grèce hellénistique.

    Description détaillée de la figurine en ivoire La Fortune de Charles Samuel

    La Fortune de Charles Samuel figurine en ivoire présente comme une figure féminine gracile, tenant une corne d’abondance en argent d’où s’échappent des pièces en or. Elle est perchée sur une roue ailée, entourée de putti dont l’appétit de richesses menace de les écraser sous la pluie de pièces. L’emphase donnée à la corne d’abondance et à la roue symbolise à la fois l’opulence et l’imprévisibilité du destin. Ce mélange d’élégance classique et de dynamisme baroque témoigne de l’influence des terres cuites hellénistiques de Tanagra, que Samuel admirait particulièrement.

    Caractéristiques principales de La Fortune de Charles Samuel

    AnnéeMatériauxDimensionsExposition initialeCollection actuelle
    1894Ivoire; argent; marbre51 cm (hauteur)Exposition universelle d’Anvers, Section colonialeMusées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles (KRJH)

    Importance et postérité de l’œuvre

    La Fortune marque un tournant dans l’histoire de la sculpture en ivoire belge entre 1894 et 1897, non seulement par la maîtrise technique d’une pièce monobloc, mais aussi par sa diffusion d’un style néoclassique revisité. Elle a inspiré une génération de sculpteurs travaillant l’ivoire. Les statuettes de l’Exposition coloniale de Tervueren en 1897 en témoignent. Elle est acquise en 2016 grâce au Fonds Léon Courtin-Marcelle Bouché. Elle incarne l’un des jalons majeurs de la sculpture belge à cheval sur deux siècles.

    Aperçu des œuvres de Charles Samuel avant et après La Fortune

    Œuvres phares avant 1894

    • 1883 : Première exposition au Salon de Gand. A cet endroit il se fait rapidement remarquer pour la finesse de son trait et la qualité de son modelé.
    • 1886 : Dans la soirée, statue en marbre primée par une médaille d’argent à l’Exposition universelle de Paris de 1889.
    • 1886 : lauréat du Prix Godecharle de sculpture, distinction qui l’installe durablement sur la scène artistique belge.

    Œuvres majeures après 1894

    • 1894 : Charles Samuel figurine en ivoire La Fortune. La maîtrise technique d’une pièce monobloc avec un style néoclassique est absolument remarquable.
    • 1897 : Batetela défendant une femme contre un Arabe. C’est un groupe en bronze réalisé pour l’Exposition coloniale de Tervueren, reflet de ses thèmes orientalistes et coloniaux.
    • 1916 : Paire de médaillons en bronze à l’effigie du roi Albert et de la reine Élisabeth. Ce sont des commandes destinées au Foyer des Orphelins et vendues à son bénéfice.
    • 1922 : Coq du monument de Jemappes. C’est une figure emblématique du renouveau patriotique post-Grande Guerre. Elle se suit de plusieurs monuments aux victimes de la guerre dans les années 1920.